avion electrique

Le Sukhoi SU 31

 

Nous avons testé pour vous : Le Sukhoi SU 31 de Graupner

 



Graupner propose depuis longtemps le Sukhoi 31 dans son catalogue. Il est décliné en plusieurs taille allant jusqu’à 2100 mm d’envergure pour le plus grand ! Pour coller au modélisme « nouvelle génération », la firme a conçu une réplique de son Sukhoi SU 31 livré en version ARTF (almost ready to fly), donc presque prêt à voler ! D’une envergure de 860 mm, ce magnifique avion de voltige est principalement destiné aux pilotes souhaitant se perfectionner après avoir acquis les bases sur un trainer. C’est avec un large sourire que je m’en vais chercher la bête dans mon magasin préféré…

 Presqu’un mythe



Le Sukhoi 31 grandeur n’est plus à présenter tant son palmarès en compétition est élogieux. Construit en 1992, cet acrobate russe de 7,80 m pouvait atteindre les 450 Km/h grâce à son moteur neuf cylindres de plus de 400 Chevaux !!! 
Alexander MacLean l’a d’ailleurs utilisé lors du Red-Bull Air-Race World-Series  en 2005. Cette course de furieux, passant entre les cônes à 10 m du sol, réclame ce qui se fait de mieux au niveau de la puissance et surtout de l’agilité. Voilà qui annonce le meilleur pour notre petite semi-maquette Graupner!

Un kit ARTF entièrement en depron/plastique


Arrivé à la maison, je me jette sur cette belle boîte pour faire l’inventaire de son contenu. C’est toujours étonnant de constater le soin qu’apporte Graupner à ses emballages. Toutes les pièces sont protégées dans un film plastique et calées par des blocs de frigolite.

Premier constat, la notice est traduite en français et largement illustrée par des images en noir et blanc.

 

La préfabrication est déjà très avancée. L’aile est en une pièce avec les ailerons déjà articulés. Pareil pour la dérive et le stabilisateur, articulés eux aussi avec les guignols en place et collés. Le fuselage est lui aussi très avancé avec les tringleries intégrées. Les accessoires sont triés dans des sachets indépendants qu’il suffira d’ouvrir en fonction de la notice. Très pratique pour ne pas tout mélanger ! Enfin, le capot moteur en une pièce à découper  complète ce kit.

Je m’empresse de faire un petit montage à blanc, juste pour voir…MAGNIFIQUE !!!
A première vue, il m’est impossible d’émettre une critique sur ce kit. Ils métrisent vraiment leur sujet chez Graupner !
Ah si! La bulle est légèrement opaque, il n’y a pas de pilote dans l’avion et les servos sont visibles dans cette bulle. Il faut bien trouver quelque chose …

 
Deux bonnes soirées de montage

 Bien que le montage de cet avion soit accessible aux jeunes dès 14 ans, il est primordial de le réaliser avec le plus grand soin et en utilisant les bons outils. La matière se marque facilement.

Les différentes étapes sont clairement expliquées dans la notice, je ne vais donc pas m’attarder sur la construction générale. Par contre j’ai dû improviser sur plusieurs points, notamment pour intégrer un moteur brushless en lieu et place du modeste speed 400 prévu par le constructeur. Qui dit moteur plus puissant, dit accu plus puissant, donc plus lourd et volumineux !
Pour alimenter le Speed 400, Graupner avait prévu un Li-Po 2S 1000 mAh. Celle-ci venait se loger dans la trape située dans l’ouverture sous le capot.

Pour aller avec mon brushless, le vendeur m’a conseillé un Li-Po 3S 1200 mAh. Il m’a assuré qu’elle rentrait dans le fuselage en adaptant un peu. A première vue, j’ai cru qu’il s’était trompé. Pas moyen de caser ce mastodonte.

En cherchant un peu, j’ai fini par trouver le seul et unique espace possible. Il faut agrandir le trou existant et y glisser l’accu par-dessus. Il est alors coincé entre le train d’atterrissage et la cloison supérieure du nez. Comme quoi, ils savent ce qu’ils disent chez Pigs !!!

Le centrage me semble pas mal (à première vue) mais le centre de gravité est un poil réhaussé.  

Cela résolu, je rejoins la notice et entamme le montage du servo d’ailerons.

J’utilise des HD power,  imbattables au niveau du prix. Pour les placer, il faut évider légèrement l’espace car ces servos sont 1 mm plus long et large que ceux prévu par Graupner.

Ensuite, je place les tringles et les plie à la bonne dimension. Opération enfantine, sauf qu’au moment de plier les tringles à la bonne taille, j’en ai cassé une. Elle a cassé avant même de plier ! Du coup, je n’ai plus confiance en la deuxième et j’ai refais deux tringle en corde à piano d’1 mm. Cette opération m’a pris un temps fou mais je la conseille vivement même si les vôtres ont l’air solides. La matière semble bien moins résistante que la classique corde à piano.



Ensuite, je passe au montage des servos pour le stab. et la dérive. La notice annonce que les deux servos doivent être montés dans le même sens. Dans mon cas, ce ne fut pas possible car les tringles ne font pas la même taille, et cela même en ajustant les chapes sur leur tige filletée 
 

Une bonne dose de vitamines

 

Pour ne pas tester cet avion à moitié, le Brushless à cage tournante 300Z de Graupner (57g) m’a été confié à la place du Speed 400.

Tout l’accastillage est fourni : la croix de fixation, les connections, le support d’hélice, etc. 

 
La puissance sera gérée par le contrôleur Apollo 18A de la marque
Protech, annoncé à 21g. Que du beau matériel !

 

              


Vu que Graupner a prévu un Speed 400, il est logique de devoir modifier le bâti-moteur. Je suis parti des pièces d’origine que j’ai recoupées pour y coller une nouvelle cloison pare-feu.

 
Fichu capot moteur !

Et bien voilà, le montage se termine petit à petit. Il ne me reste plus qu’à découper et coller le capot moteur avant d’installer la radio.

Deux découpes, deux points de colle… J’estime cette opération à quelques minutes.

Une fois coupées, je colle les demi-coques ensemble exactement à l’endroit indiqué par le renfoncement du plastique. Ensuite, je colle le disque en plastique servant à cacher le moteur. Jusque là tout va bien, si ce n’est que je m’interroge sur la position de la jointure des deux demi-coques. Elles se collent verticalement, avec la ligne de liaison bien visible sur le dessus du capot. Je trouve dommage de gâcher la ligne du fuselage qui ne comporte, pour sa part, aucune liaison visible.   

Ce détail mis de côté, j’emboite le capot dans le fuselage et je m’aperçois qu’il est beaucoup trop large !!!! Je ne pouvais pourtant pas être plus juste au collage ! Cela me rappelle qu’il est toujours utile de faire un montage à blanc avant de coller…

Pour remédier à ce problème, j’ai entaillé le bas du capot sur toute sa longueur. J’ai retiré une languette de 0,5 cm avant de recoller les deux extrémités. Comme cela, il est parfait. Sauf que le disque cache-moteur est complètement décentré ! Il fallait que je trouve un matériau similaire pour en recréer un. J’ai cherché un moment avant de lorgner sur une vieille disquette que j’ai aussitôt disséqué. Le trou centrale est encore mieux adapté que l’ancien pour l’aération du moteur. Je l’ai solidifié avec du carton et collé en place.



La suite du montage est une formalité : Montage du train, mise en croix de l’aile, montage de l’équipement, etc.

Le résultat final est grandiose. Même si, de près, le capot jure un peu. A un mètre, il n’en est plus rien.

Il n’y a plus qu’à le mettre en l’air !

  

En vol

Le premier vol est toujours un moment un peu stressant. Est-ce que tout est bien réglé, bien connecté, etc. ?

Après maintes vérifications, il est temps de se lancer. Enfin, de le lancer !


Il est impossible de le faire décoller à partir d’une piste en herbe, même bien tondue. Les roues garnies d’enjoliveurs accrochent les brins d’herbe et l’avion ne bouge pas d’un centimètre.

Il faut donc le lancer mais la prise en main n’est pas facile. Le mieux est de se faire aider par quelqu’un, du moins lors des premiers vols.

Il suffit de l’accompagner sur quelques mètres, gaz au ¾, pour que le sukhoi prenne son envol. Mes réglages sont parfaits, je ne dois faire aucune retouche aux trims. L’avion se montre directement très sain et facilement contrôlable.



En l’air, il parait bien plus imposant que ce qu’il n’est vraiment. Sont look et ses lignes sont très bien reproduits. Bien que n’étant utilisable que sur sol dur, le train d’atterrissage apporte une touche de réalisme indispensable sur une telle machine.

Les débattements conseillés dans la notice sont idéals pour commencer. Par la suite, ils pourront être largement augmentés pour le rendre plus nerveux. En modifiant ces réglages, l’avion passe d’un vol calme et facile à un vol beaucoup plus virulent. Les tonneaux passent alors en un éclair et ne demandent presque pas de correction. 

 

Etant destiné au vol acrobatique, ce petit 3 axes possède une grande dérive, bien mordante. Elle permet de passer toutes les figures possibles et imaginables. Vol tranche, renversement, vrille, etc. Son domaine de vol n’a aucune limite, mis-à-part celles du pilote.

Le vol dos est aussi très facile mais demande une grande correction à la profondeur. C’est le résultat du centre de gravité ré-haussé par le positionnement de l’accu.


La puissance du moteur est largement suffisante, sans être excessive. Le sukhoi monte à la verticale sur quelques dizaines de mètres avant de se freiner petit à petit. J’ai apprécié le silence de fonctionnement de ce moteur, de loin le plus discret que j’ai utilisé. En plus, il ne consomme pas énormément. Avec mon pack 1200 Mah, un vol peut durer un quart d’heure en économisant un peu.

Comme on le voit sur les photos, le temps n’était pas terrible lors de ce test.

Le vent soufflait au moins à 15 Km/h. Pas assez pour le déstabiliser… 

La phase la plus critique du vol avec ce sukhoi est l’atterrissage. Comme pour le décollage, les roues ne sont pas adaptées aux pistes en herbe. J’ai quand-même tenté le coup sur la piste du Club de Fox-Les-Caves qui est une vraie moquette. Je suis arrivé très lentement, bien face au vent mais l’oiseau s’est immédiatement retourné au contact de l’herbe. Faute de piste en dur, il faut soit retirer les enjoliveurs de roues ou soit le train en entier. Si vous souhaitez garder le look avec le train, privilégiez une zone avec de hautes herbes qui amortiront l’impact.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un dizaine de vols à son bord, mon jugement est largement positif. Avec ce Sukhoi SU 31, Graupner nous permet de piloter un véritable avion de voltige facile à mettre en œuvre, le tout pour un budget plus que raisonnable. Je ne l’ai pas testé avec le Speed 400 prévu d’origine, mais je conseille vivement d’associer cet avion avec un Brushless du même type que celui-ci. L’ensemble est très homogène.    

 

Commentaires (3)

1. YVES (aero 35 ) 14/06/2009

félicitation !! POUR CE SITE AERO
(il est maintenant dans mes favoris )
je me suis procuré ce su 31 et j4ai très déçus
par les premiers vol
mais a la vu de ce site ma donné l' envi
de le ressortir
merci

2. christian (site web) 09/07/2011

Bon article et bien expliqué...cela donne envie, d'ailleurs je me suis acheté le Sukhoi 31 celui du reportage ainsi que le Chipmunk de Graupner bien sur, et quand je vois la vidéo j'ai bien fait...

3. Gilles 12/07/2011

C'est clair que pour son prix, il est vraiment pas mal. J'en garde un tres bon souvenir!

Bons vols

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